L’arrêt de travail est de trois jours, jeudi, vendredi et samedi. Les grévistes dénoncent l’absence d’une ligne budgétaire dédiée à la recherche universitaire, la gestion de la retraite et le manque de ressources complémentaires pour compenser la baisse des droits d’inscription, mais aussi le retard de paiement de salaire.

Portes closes presque dans tous les sites de l’Université des Comores, hier. Le mot d’ordre du syndicat des enseignants d’observer un arrêt de travail a été ainsi bien suivi. C’est ce que nous avons constaté en faisant un tour dans les établissements universitaires situés dans la capitale, Moroni.

A l’École de médecine et de santé publique, seuls les étudiants de 3ème année de Science de la vie ont eu cours dans la matinée. A part cette classe de Sv3, les autres ont tout simplement passé le temps dehors. Ici, près d’une dizaine d’étudiants prenait de l’air sous les arbres.

A quelques enca- blures de là, la faculté Imam Chafiou et, de l’autre bout de la ville, l’Ifere,présentent des tableaux presque similaires, toutes les salles de classe sont fermées.

«La majorité des étudiants ne sont pas venus, toutes les salles de classe sont fermées, on ne nous a pas autorisé à rentrer, et nous sommes restés à la mosquée faire nos révisions», à déclaré un étudiant rencontré à la mosquée de la faculté Imam Chafiou.

Toioussi Ali Saïd, étudiante en Licence 2 d’Aes, s’est rendue à l’Ifere avec sa copine pour réviser leurs cours. Mais ici, aussi, aucune salle n’a été ouverte, et elles sons restées à l’ombre dans la cour pour palabrer. «Je pense que les enseignants ne se soucient pas de nous.

Ils ne pensent qu’à eux. Ils devraient observer leur grève avant la rentrée pour demander à ce que leurs doléances soient satisfaites, mais il ne fallait pas attendre la rentrée pour observer la grève. C’est notre vie qu’ils sont entrain de gâcher», dira l’étudiante.

Le secrétaire général du syndicat des enseignants de l’Udc dit être satisfait car le mot d’ordre de la grève a été suivi aussi bien à Ndzuani qu’à Mwali et à Ngazidja. «La grogne est partout, on ne pouvait pas ne pas respecter.

Surtout que les doyens et les chefs de composantes sont derrières nous et nous épaulent, donc tout est parfait», se réjouit Hassane Youssouf.

L’arrêt de travail est de trois jours, jeudi, vendredi et samedi. Les grévistes dénoncent l’absence d’une ligne budgétaire dédiée à la

recherche universitaire, la gestion de la retraite et le manque de ressources complémentaires pour compenser la baisse des droits d’inscription, mais aussi le retard de paiement de salaire.

Le secrétaire général et son adjoint mais aussi le contrôleur général du Syndicat des enseignants de l’université, menacent de prolonger cette grève si leurs sont pas satisfaites d’ici ce samedi.

C’est le deuxième arrêt de travail

que le ministère de l’Education nationale a eu à gérer en moins d’un mois. En effet, il y a une semaine, les enseignants du primaire et du secondaire avaient enclenché, eux aussi, un arrêt de travail de 72 heures.

Joints au téléphone, le président de l’Université des Comores et le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale n’ont pas répondu à nos appels.

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *