Pour le ministre de l’Information, aucun média, public ou privé, n’a le droit «de mentir ou de tenir des propos en contradiction avec nos textes et les principes du journalisme». Et d’ajouter que «la liberté d’expression doit exister, mais dans le respect de notre culture».

Par Abdallah Mzembaba

Hier, jeudi 5 janvier, le ministre de l’Intérieur a convoqué, tour à tour, l’ensemble des départements sous sa tutelle pour leur présenter les vœux du nouvel an. Il en a profité pour dévoiler ses priorités en 2017 et balayer l’actualité. Mohamed Daoudou est notamment revenu sur le cas d’Abdallah Abdou Hassane alias Agwa, qui vient d’être condamné à neuf mois d’emprisonnement dont cinq jours de réclusion assortis d’une amende de 75.000 francs pour «propos offensants et discriminatoires et mépris envers les autorités». Le directeur de Labaraka Fm s’est vu surtout interdire d’exercer le métier de journaliste.

Son matériel vient aussi d’être confisqué. Pour le ministre de l’Information, aucun média, public ou privé, n’a le droit «de mentir ou de tenir des propos en contradiction avec nos textes et les principes du journalisme». Et d’ajouter que «la liberté d’expression doit exister, mais dans le respect de notre culture et des principes du journalisme. A défaut, nous confisquerons le matériel du média en question». Pour ce qui est de la carte de presse, il a fait savoir que la direction de l’information lui avait remis une convention.

Respect et discipline

Une rencontre devrait avoir lieu prochainement avec les acteurs de la presse pour poursuivre les travaux. Si pour ceux qui ont suivi une formation de journalisme la carte leur est acquise, il reste à déterminer sur quels critères seront attribués le précieux sésame au reste des journalistes.
S’adressant à la police, le ministre de l’Intérieur a insisté sur la nécessité de garantir l’ordre dans le pays. De son côté, la police s’est félicitée «de la confiance que lui manifeste le peuple». Si «beaucoup a été fait au cours de l’année écoulée, il n’en demeure pas moins que nous devons redoubler d’efforts pour cette année», a affirmé Mohamed Daoudou. Selon lui, si les moyens ne sont pas toujours au rendez-vous «comme on le souhaiterait, il nous incombe de ne jamais fléchir». Le volet de la formation est aussi jugé primordial. L’ouverture de l’Ecole de police devrait aider dans cette politique. Le ministre a enfin insisté sur l’octroi de ces formations.

«Seuls les plus méritants les auront. Vous devez aussi comprendre que la police est apolitique et que les choix que nous faisons devront être en adéquation avec les intérêts de la Nation». Par ailleurs, «vous devez respecter le peuple mais n’oubliez jamais que vous aussi avez droit au respect. S’il nous faut respecter les Droits de l’homme, il faut aussi que la population comprenne que ces droits ne sont pas prépondérants sur le respect de la Nation». Au niveau de la religion, «nous ne pouvons pas avoir de police religieuse mais la brigade des mœurs doit veiller à ce que la religion soit respectée».

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