Sans vouloir rentrer dans un débat stérile sur les personnes, je voudrais exprimer ici mon indignation par rapport à la manière très négative d’approcher les problèmes politiques de notre pays. Je pense que notre pays possède les ressources humaines compétentes et nécessaires à son développement économique et social. A l’Intérieure comme à l’Extérieur la jeunesse comorienne excelle par la qualité de sa contribution professionnelle. Nombreux sont les enseignants, ingénieurs, médecins, administrateurs qui occupent aux Comores comme dans les autres pays des postes de responsabilité. Seulement depuis un certain temps on entend plus parler de ces gens-là. Dans les réseaux sociaux comme dans certaines radios, le mot d’ordre c’est l’invective, les insultes et la volonté manifeste de dénigrer son prochain vaille que vaille quitte à s’insulter soi-même en dénigrant les institutions et leurs représentants.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas critiquer la gestion des affaires de l’Etat. Par contre je m’élève contre toute attitude dégradante susceptible de mettre à mal la fonction même du chef de l’Etat, garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités internationaux. Je pense qu’au lieu de s’enfermer dans sa chambre dans le seul but de diffamer dans la manière la plus abjecte qui soit, il serait judicieux de canaliser cette énergie vers des propositions concrètes susceptibles de rehausser l’image de notre pays. Je suis conscient que des efforts sont à faire pour que les Comores rayonnent dans le monde. Je suppose aussi, que ce vœu est partagé par tous les comoriens.
C’est ainsi qu’à l’approche des échéances électorales à venir, je demande à mes sœurs et frères comoriens d’utiliser intelligence et patriotisme en canalisant leurs énergies vers des propositions intéressantes de projets de société clairs et utiles pour notre bien-être commun. Arrêtons les injures personnelles inutiles car cela ne nous mènera nulle part. Nous savons tous que les hommes passent mais les institutions restent. Alors préservons-les parce que c’est un héritage précieux.
Said Louey Said Ali
Informaticien

