Suite à son déferrement intervenu le lundi 11 février, Idi Boina a été présenté à un juge d’instruction, inculpé et placé en détention provisoire. «J’ai appris que le parquet a ouvert une information judiciaire», a confirmé Me Abdillahi M’madi Saïd. Interrogé sur cette procédure judiciaire engagée contre son client, l’avocat, n’a pas souhaité donner des détails sur le sujet. Il a toutefois confié être surpris de voir son client embarqué par les éléments de la gendarmerie. «J’ai seulement été témoin de la scène, j’ai assisté à l’arrestation de mon client». Me Abdillahi M’madi Saïd a ajouté qu’il envisage de communiquer davantage sur le sujet dans les prochains jours.
uet à rappelé un principe de droit. «Certes, nul ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits, toutefois, les mêmes faits peuvent êtres jugés à plusieurs reprises car cela dépend du jour ou la justice met la main sur les personnes impliquées dans l’affaire», a-t-on ajouté.
L’agression du sergent Ali Radjabou a eu lieu le 30 juillet 2018 à Moroni lors du référendum sur la révision constitutionnelle. Le procureur de la République Mohamed Abdou avait donné des précisions sur la gravité de l’agression du gendarme et avait lancé des avis de recherche contre Tocha Djohar, Idi Boina et Alphonse Mlanao. A l’audience, les 16 et 17 décembre derniers, 24 personnes, y compris Alphonse Mlanao, avaient été jugées par la Cour de sûreté de l’Etat. Absent à l’audience, le député Tocha Djohar a été jugé par défaut et Idi Boina n’a jamais été entendu.
Alwatwan des Comores.

