Ben amir Saadi, Protecteur et facilitateur de la « réapparition » des Cœlacanthes

Sans lui , les Cœlacanthes auraient manqué d’ un organe, peut –être vital. Sans lui également, la « réapparition » de ce poisson préhistorique n’aurait pas été possible sur les pelouses au cours de l’année 2017. Lui, c’est Ben Amir Saadi qui a été le grand facilitateur des déplacements, hébergements, habillement et des quelques recrutements des joueurs de l’équipe comorienne de football.
Cet enfant de Tsidje devient un électron indispensable du staff technique des Cœlacanthes. En 2017, il a presque tout fait afin de rendre possible les rencontres, amicales ou officielles, des Cœlacanthes.
Il a d’abord fait recruter des jeunes talents de la Ligue 1 française, dont des joueurs de Troyes et de l’Olympique de Marseille. Il a appuyé financièrement la Ffc avec ses propres fonds avoisinant une trentaine de millions de francs afin de faciliter le match amical « MauritanievsComores » en octobre 2017.
Si les Cœlacanthes sont apparus avec la peau verte et blanche, c’est grâce à son équipementier. Ben Amir a lancé officiellement la ligne sportive Maana dont il est son président directeur général.
Si Faouz Faidine, autre personnalité de l’année 2017, s’apprête à évoluer à un niveau semi-professionnel à l’As Gémenos, c’est grâce à son investissement administratif et financier. Au sein de la Ffc, Ben assure le poste de Manager Europe, mais en réalité il est le protecteur des Cœlacanthes entre le Vieux continent et l’Océan indien.
Par le Quotidien Al-watwane.
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Le discours de ben amir saandi.
lu ce soir, par mon petit frère Naguib Hafizou, lors de la cérémonie de remise des prix Al-watwan des personnalités 2017.

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As salam Alaykum,
Honorable assistance,
J’aurai apprécié partager cette soirée à vos côtés avec l’honneur qui m’a été fait d’être choisi parmi les personnalités distinguées de l’année 2017 par le journal Alwatwan. Alhamdulilahi! Je rend grâce à Dieu et j’adresse mes chaleureux remerciements à la rédaction du quotidien pour cette nouvelle distinction après celle reçu en 2012.
Mes chers compatriotes, comme vous le savez, le football est à travers le monde, le sport roi. Celui qui déchaîne les passions, rassemble autant qu’il divise et dessine comme aucun autre sport la notoriété des villes et des pays. Une notoriété dont notre pays commence à en bénéficier sur le continent grâce aux résultats obtenus ses dernières années par notre sélection.
Mais malgré cela, malgré cette vitrine qui fait la fierté de nos iles et des nôtres, qui nous fait respecter de nos voisins et des puissants d’Afrique du football, les vagues de difficultés sont encore nombreux, trop nombreux et il nous faut sans cesse lutter pour maintenir le gouvernail vers le bon cap.
Et je vous parle là du sport roi, le football. Je vous laisse donc imaginer ce que peuvent endurer les dirigeants des autres disciplines moins exposées, moins populaires.
C’est pourquoi, chers amis, je voudrais saisir l’occasion qui m’est offerte par cette tribune pour me faire le porte voix de toutes les personnes qui œuvrent ardemment dans l’ombre pour mettre en lumière la culture, le sport, l’éducation, l’entreprenariat, ou encore l’artisanat de notre pays. Et c’est avec eux que je veux partager ce prix décerné par les femmes et les hommes de la rédaction d’Alwatwan qui, eux aussi, méritent d’être honoré pour leur formidable travail et la lutte qu’ils mènent à l’encre de leurs plumes pour dessiner le chemin de nos droits et libertés.
Je dédie ce prix à ma femme, mes enfants, ma famille, mes amis et toutes celles et tous ceux qui nous donnent la force au quotidien de continuer les luttes, toutes les luttes.
Enfin, je voudrai avoir une pensée particulière à M. Salim Tourqui pour la confiance qui m’a toujours accordé et le rayonnement qu’il a apporté aux Comores à travers le football.

Que la paix soit sur vous. Je vous remercie.


