Crise sociale à Mayotte : une plainte contre la France envisagée
En marge de la marche citoyenne de Jeudi 12 avril 2018, au sujet de la crise sociale à Mayotte et ses conséquences, Masiwa s’est entretenu avec le Secrétaire Général du Comité Mahorais, Anliane Hassane
Masiwa : Pourquoi cette marche ?
Anliane Hassane : La marche d’aujourd’hui répond aux inquiétudes par rapport à la crise sociale à Mayotte et son impact sur les autres îles de l’archipel, sans oublier les aspects politiques. Donc, nous avons trois mots d’ordre :
Nous contestons l’occupation française de Mayotte.
Nous dénonçons les déplacements forcés des Comoriens de Mayotte vers les trois autres îles. C’est incongru de prétendre expulser un Comorien de chez lui.
Enfin, nous soutenons la décision de l’Etat comorien face à cette crise à Mayotte. Et nous espérons que l’Etat ne reviendra pas sur sa décision.
Masiwa : Pourquoi avez-vous choisi cet itinéraire, Palais – Place de l’indépendance ?
A.H: On a choisi cet itinéraire parce que le Palais du peuple symbolise la représentation de tout le peuple comorien. Et la place de l’Indépendance nous savons tous ce que ça implique.
Masiwa : Après cette marche, envisagez-vous d’autres actions ?
A.H : Après la marche, nous comptons porter plainte contre la France, auprès du Tribunal International, à cause de ces exactions subies par la population comorienne à Mayotte.
Nous exigeons aussi l’implication de la Communauté Internationale dans les négociations entamées entre la France et les Comores. Parce que nous estimons que 42 ans de discussions bilatérales n’ont débouché à rien.
Autre point fondamental, nous voulons également le retour de la question de Mayotte à l’Ordre du jour à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Mais aussi activer le Comité de Sept de l’Union Africaine.
Naoumane Abdou,

