Mise en place il y a presque un mois, la commission nationale d’attribution de la carte de presse s’est réunie hier au siège du Cnpa pour un atelier de deux jours sur la définition des critères de délivrance du fameux sésame.

 

Par Abdou Moustoifa

 

L’objectif de l’atelier, qui réunit à la fois les représentants des médias publics et privés et la direction générale de l’information, est de définir les conditions de délivrance de la carte de presse. Les propositions qui émaneront de ces deux jours de réflexion seront remises au ministre de l’Information qui, à son tour, les transmettra au président de la République.

 

 

Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa), Mohamed Boudouri, a dressé un état des lieux de la presse nationale et dénoncé les conditions déplorables dans lesquelles exercent aujourd’hui les journalistes comoriens. Il a ainsi appelé les acteurs présents à trouver la meilleure formule pour que le métier de journaliste puisse avoir toute sa place dans la société.

 

 

De l’avis de beaucoup, la carte de presse va permettre de réguler l’espace médiatique national, caractérisé actuellement par un essaim de radios communautaires et le galvaudage d’une si noble profession. Mise en place par un arrêté du ministre de l’Information, la commission nationale d’attribution de la carte de presse ne cesse de multiplier les rencontres en vue de répondre au vœu du ministre Mohamed Daoudou, celui de commencer la distribution de la carte dès le mois de mars prochain.

 

Il faut l’aval de l’organe de presse

 

Les séminaristes devaient d’abord se mettre d’accord sur les catégories de personnes susceptibles de bénéficier du fameux sésame. Il s’agissait, entre autres, de déterminer et de différencier le journaliste de l’auxiliaire (cameraman, photographe,…) qui, tous les deux, y ont droit. Les discussions ont aussi porté sur le renouvellement, le retrait ou la suspension de la carte de presse.

Pour les membres de la commission, aucune attribution ne serait possible sans l’implication de l’organe employeur. Cette mesure concerne aussi bien les journalistes locaux que les étrangers.

 

 

Pour ceux qui travaillent en free lance, ils  doivent bénéficier du parrainage d’une association ou organisation professionnelle. Par contre, les anciens journalistes dont le statut est bien établi peuvent postuler directement auprès de la commission.

Faut-il mentionner l’organe de presse dans la carte? Pour certains, il n’en est pas nécessaire. Un avis partagé par le directeur général de l’Ortc, Msa Ali Djamal et le porte-parole du Cnpa, Ali Moindjié.

 

 

Le journaliste Aboubacar Mchangama propose, lui, que le titulaire de la carte de presse puisse avoir accès plus facilement aux sources d’information. Pour le renouvellement de la carte dont la durée de validité est fixée à deux ans, Ahmed Ali Amir, directeur général d’Al-watwan, plaide pour une certaine rigueur dans les critères de renouvellement.

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