Dans sa conférence de presse, vendredi, Telma Comores a dévoilé les détails de son offre. Son directeur général a d’abord annoncé «une couverture de 60 à 70% du territoire national, des tarifications à la seconde, sans oublier des services assurés 24h/24 avec plusieurs solutions en énergies pour alimenter les infrastructures afin d’assurer l’accessibilité du réseau à toute heure.» L’offre de lancement Karibu comprend «une puce à 4 000 fc, 60 minutes d’appels locaux ou internationaux, mais également 1 Go de data pour la connexion internet.
Nous avons également des clés internet accessibles qui offrent une connexion 4G, des box pour l’internet des entreprises et des téléphones haut de gamme», a détaillé Alain Brillard. Il a, par ailleurs, fait savoir que son objectif n’était pas de faire disparaître Comores Télécom. «Nous voulons seulement de la transparence et de l’équilibre dans nos rapports pour le bien des Comores», a-t-il dit.
Au sujet des spéculations autour de la licence de Telma, il estime avoir suivi toutes les procédures et respecté la législation nationale.
Par rapport, cette fois, au nombre d’emplois crées, Alain Brillard a répondu que «nous avons plus de cent Comoriens titulaires d’un Cdi, cent autres sont engagés pour le lancement ; il y aura des centaines et des centaines d’emplois indirects grâce à nos grossistes sur l’ensemble du territoire et des collaborations avec pas moins de cent vingt cinq entreprises.»
La question de l’interconnexion nationale s’est également invitée à la conférence. En effet, impossible pour un client de Telma d’appeler aujourd’hui sur un numéro de Comores Télécom. L’administrateur et directeur général de l’opérateur privé, Patrick Pisal-Hamida, s’est largement expliqué sur la question.
«Le câble Eassy est régi par des règles internationales.
Ces règles exigent, entre autres, des prix justes et équitables. Or, Comores Télécom nous propose des tarifs qui vont au-delà du raisonnable. À titre d’exemple, sur une période de dix ans, avec une connexion de 10 Go, les opérateurs de la région discutent sur des prix qui varient entre 530 000 et 650 000 dollars. Comores Télécom demande 65 millions de dollars sur 10 ans, c’est-à-dire cent fois plus que les tarifs du marché et cinq fois plus son investissement sur le câble.», a-t-il indiqué.
Interrogé sur cette clause qui interdit l’avènement d’un autre opérateur, Telma assume. «Nous avons demandé a ce que, pendant une période de dix ans, aucun concurrent ne soit amené à venir afin qu’on puisse avoir du temps pour amortir nos investissements. Cette clause arrange aussi bien Telma que Comores Télécom», a conclu Patrick Pisal-Hamida.
Par Mohamed Youssouf

