A la clôture du festival, son directeur artistique a exprimé sa joie pour la réussite de l’événement qui a su déplacer un maximum de gens venu assister aussi bien aux spectacles in, aux spectacles off, ou encore aux cyphers. «Depuis deux ans nous avons réfléchi à ce festival. Il s’agit d’un événement qui renforce nos objectifs, à savoir, les formations, les créations et les spectacles. Désormais, depuis le mercredi 2 novembre dernier, les Comores ont leur festival de danses contemporaines et rendez-vous en 2018»
Par Nassila Ben Ali
La première édition du festival international de danses contemporaines, ouvert le 2 novembre dernier a baissé les rideaux dans la soirée du samedi à l’Alliance française de Moroni. Trois prix ont été décernés aux meilleurs danseurs engagés dans le «In» du festival, les compétitions. C’est le jury présidé par le comédien et danseur comorien, 100 bagues, qui a proclamé les résultats. Chaque récipiendaire a reçu 150.000 francs comoriens.
C’est Fatal crew, la compagnie de danse de Haitham et Chris, deux jeunes danseurs qui montent en puissance, qui a remporté le prix de la meilleure compagnie. Cette troupe, qui représentait l’île de Ngazidja, avait présenté jeudi dernier sa chorégraphie de quinze minutes avec quatre danseurs, intitulée «100 Coutumes». C’est l’histoire d’un guzi qui veut devenir mdru mdzima («Homme complet», la plus haute position dans la hiérarchie sociale traditionnelle surtout à Ngazidja) dans ses efforts pour remplir les conditions qui lui permettront de devenir un membre, à part entière, de la société.
Ainsi commence l’existence d’un Guzi révolté qui veut imposer sa propre coutume et sa vision de la culture. S’agissant du prix de la meilleure prestation solo, c’est le Malgache, Sela Mario Rakotoarivello, qui s’est distingué. Le natif de Majunga a présenté «Incantation», un spectacle de dix-sept minutes qui parle des esprits des défunts qui seraient présents parmi les vivants à Madagascar.
Selon une coutume de l’ethnie sakalava, dénommée «trômba», ces morts peuvent s’exprimer par le biais d’une personne vivante. «Incantation» met en scène un danseur qui, après avoir invoqué les esprits, entre en transe au son du «djembe», proposant au public un subtil mélange de mouvements contemporains et de break-dance.
Le Prix spécil du jury est revenu à Musa Sélémani.
Le Tanzanien a présenté un spectacle de quinze minutes intitulé, «Dry season» (saison sèche). C’est l’histoire d’une communauté qui vivait heureuse et en bonne santé parce que disposant d’eau en quantité suffisante. Jusqu’au jour où des personnes polluent l’environnement ce qui a provoqué une saison sèche et, en conséquence, une vie bien plus difficile des membres de la communauté sur leur terre.
A la clôture du festival, son directeur artistique, Salim Mze Hamadi, a exprimé sa joie pour la réussite de l’événement qui a su déplacer un maximum de gens venu assister aussi bien aux spectacles in, aux spectacles off, ou encore aux cyphers. «Depuis deux ans nous avons réfléchi à ce festival. Il s’agit d’un événement qui renforce nos objectifs, à savoir, les formations, les créations et les spectacles.
Désormais, depuis le mercredi 2 novembre dernier, les Comores ont leur festival de danses contemporaines et rendez-vous en 2018.», s’est-il réjoui.
Le public a eu droit à un spectacle de haut niveau de la part de Gaby Sanouffy, une danseuse professionnelle malgache, d’ailleurs initiatrice de l’unique festival malgache de

